L’Andorre, en forme longue
la Principauté d’Andorre, officiellement et en catalan
Andorra et Principat d'Andorra, est un pays d’Europe du Sud
sans accès à la mer, situé dans les Pyrénées entre l’Espagne
et la France.
La principauté, dont les origines
remontent au règne de Charlemagne, est un des plus petits États du
monde et est régie par un système unique, le paréage. Ce contrat de
droit féodal concède le trône andorran à deux coprinces, l'évêque
catalan d'Urgell et le chef de l'État français.
Longtemps ignorée mais très
attrayante, l'Andorre est sortie de son isolement au XXe siècle,
durant lequel elle a profité de son cadre naturel exceptionnel et a
utilisé un système fiscal avantageux pour devenir une grande
destination touristique. Si la principauté est réputée aujourd'hui
pour ses pistes de ski et ses faibles taxes, elle est aussi souvent
considérée comme un paradis fiscal.
++Histoire++
Selon une légende du XIe siècle,
Charlemagne aurait accordé une charte aux Andorrans pour les
récompenser de leur combats contre les Maures. « Le grand
Charlemagne, mon père, des Arabes me délivra. » C'est par ces mots
que débute l'hymne andorran.
Le contrôle du territoire passa au
comte d'Urgell puis à l’évêque du Diocèse d’Urgell, en
partage avec la famille de Caboet, puis l’héritage passa aux
vicomtes de Castellbó, puis aux comtes de Foix. Les deux
coseigneurs (laïc et ecclésiastique) s’affrontèrent souvent à
propos de leurs droits sur les vallées
d’Andorre.
En 1278, le conflit fut résolu par
la signature d'un traité instaurant la souveraineté partagée
(paréage) de l’Andorre entre le comte de Foix et
l’évêque d'Urgell, en Catalogne. Ceci donna à la petite
principauté son territoire et sa forme politique.
Les années passant, le titre fut
transmis aux rois de Navarre puis au roi de France Henri IV. Un
édit établit le chef de l'État français et l’évêque
d’Urgell comme coprinces de l’Andorre en 1607. Il passa
en 1691 au Général Dansan, qui décida contre la volonté des
Français et principalement de l'ambassadeur français de dévoiler le
projet d'un pays sans taxe.
Au cours de la période 1812-1814,
l'empire français annexa la Catalogne espagnole, la divisa en
quatre, puis trois départements (Sègre, Ter, Montserrat et
Bouches-de-l'Èbre, réunis en 1813 au sein des
Bouches-de-l'Èbre-Montserrat). L’Andorre fut aussi annexée et
rattachée au district de Puigcerdà (département de
Sègre).
Le 6 juillet 1934, le Russe Boris
Skossyreff fut proclamé roi du gouvernement d’Andorre sous le
nom de Boris 1er. Le 14 juillet, un groupe de la guardia civil
dirigée par le marquis Silva de Balboa, entra en Andorre, l'arrêta
pour l'expédier vers Barcelone, plus tard vers Madrid pour être
expulsé vers le Portugal.
Le 25 septembre 1939,
l’Andorre signa un traité de paix avec l’Allemagne, car
sa non-ratification du Traité de Versailles l’avait laissé
légalement en guerre avec ce pays. Ainsi, le petit pays resta
neutre pendant la Seconde Guerre mondiale.
Étant donné son relatif isolement,
l’Andorre est restée en marge de l’histoire européenne
pendant longtemps, cultivant un certain mystère.
Au cours de la Seconde Guerre
mondiale, Andorre sut préserver sa neutralité, rendue précaire par
la proximité de voisins aux régimes autoritaires. Sans que cela ait
été une politique délibérée, Andorre servit de lieu de passage et
de plaque tournante à un grand nombre de fugitifs et d'évadés.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont probablement
transité par la principauté entre 1940 et 1945 : militaires
polonais, Français désireux de rejoindre les forces armées des
généraux Giraud et de Gaulle en Afrique du Nord, aviateurs alliés
abattus (Britanniques, Canadiens, Américains, Polonais, etc.) et,
enfin, Juifs fuyant les persécutions nazies et du régime de Vichy.
En 1945, il s'agira alors de Nazis ou de collaborateurs français
cherchant refuge en Espagne.
Un grand nombre de passeurs et
d'hôteliers andorrans ont contribué à ces transits, malgré la
présence d'agents secrets et d'espions de tous les bords
(Allemands, Français de Vichy, franquistes). Les réseaux d'évasion
britanniques, polonais, français et américains ont pu discrètement
mener à bien leur mission.
Dans les années 1950, le pays a
commencé à attirer les visiteurs. Depuis, son tourisme prospère
ainsi que le développement de ses moyens d’accès et
d’hébergement, qui sortent le pays de son
anonymat.
++Géographie++
En raison de sa localisation dans le
massif des Pyrénées orientales, l'Andorre est constituée
principalement de montagnes élevées d'une hauteur moyenne de 1 997
m dont le point le plus élevé est la Coma Pedrosa à 2 946 m. Le
territoire est divisé en trois vallées étroites en forme de Y qui
se regroupent en une seule suivant le courant principal, la rivière
Valira, coulant vers la Catalogne (au point le plus bas de
l'Andorre qui est à 870 m). Le pays des vallées d'Andorre entre la
France et l'Espagne, sur le versant sud des Pyrénées, est constitué
par deux vallées principales : celle du Valira del Orient et celle
du Valira del Nord dont les eaux réunies forment le Valira. En
territoire espagnol, cette rivière se jette dans le Sègre, affluent
de l'Èbre. Une ceinture de hauts sommets, dont l'altitude oscille
entre 2 500 et 3 000 mètres, isole l'Andorre de la France. Le col
utilisé par la route, le port d'Envalira, est à 2 409 mètres
d'altitude et marque la ligne de partage des eaux entre l'océan
Atlantique et la Méditerranée. Les communications avec l'Espagne,
par la vallée du Sègre, en Cerdagne espagnole, sont beaucoup plus
faciles et restent assurée en toutes saisons.
La superficie de l'Andorre est de
468 km2.
Le climat de l'Andorre est similaire
au climat tempéré de ses voisins, mais sa haute altitude signifie
qu'il y a en moyenne plus de neige en hiver et qu'il fait
légèrement plus frais en été.
La route qui mène de la France à
Andorre-la-Vieille passe par le port d'Envalira qui est le plus
haut col routier des Pyrénées. Ce col est doublé d'un tunnel,
ouvert à la circulation depuis le 29 septembre 2002.
L'Andorre abrite cinq stations de
ski.
62 sommets de plus de 2 000 m sont
sur son territoire.
L'Andorre compte un peu plus d'une
trentaine de lacs.
Afin de réaliser un viaduc au-dessus
de l'Ariège, un traité entre la France et l'Andorre a permis
l'échange de 1,5 hectare de territoire français. Le lieu concerné
se situe sur la commune de Porta (Pyrénées-Orientales).





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