GABON (LIBREVILLE)

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Libreville, capitale politique et administrative du Gabon, est le chef-lieu de la province de l'Estuaire. Officiellement, sa population est de 578 1561 habitants (2005) : c'est la ville la plus peuplée du Gabon. Le nombre de Librevillois dépasse peut-être cette statistique au regard d'une immigration non maîtrisée. La population totale du Gabon est estimée à 1 383 000 habitants (en 2006).

++Géographie++

Situation

Libreville est située sur l'estuaire du Gabon, sur la côte nord-ouest du pays. Par ailleurs, c'est la forme de caban marin que représente la capitale gabonaise et sa proche région, qui donna l'idée aux explorateurs portugais qui la découvrirent en 1472, de la nommer "Gabão". Par extension, plus tard c'est le pays tout entier qui prendra l'appellation Gabon, de ce qui n'était alors que le Gabão portugais. L'embouchure du delta du fleuve Komo qui se jette dans le golfe de Guinée, baigne sa périphérie sud, tandis qu'au nord, la forêt et la mangrove règnent sur un vaste espace quasi inhabité qui s'étend sur le Parc national de l'Akanda.

Relief

Libreville est édifiée sur relief accidenté, parsemé de multiples collines et de vallons traversés par des cours d'eau plus ou moins importants qui se jettent dans l'estuaire du Gabon. Parmi les cours d'eau les plus connus, on peut citer l'Arambo, la Nomba, Batavéa. À l'origine, Libreville est établie sur une bordure côtière qui s'enfonce à plus de 10km vers les terres. Même si la mangrove ne recouvre qu'à peine 2% de la superficie de Libreville, au Sud (dans la région du pont Nomba), la capitale gabonaise de par sa situation, est régulièrement la proie de grandes inondations des terres habitées, surtout lors de la saison des pluies. Libreville est également entourée d'une immense étendue de forêt dont le prolongement est parfois visible dans certaines aires de la capitale comme à Sibang, Ondôk ou encore Mindoubé, tout comme le nord de la capitale dont la forêt classée (la Mondah) s'étend au delà de la périphérie nord, sur la route du Cap Estérias, jusque dans le domaine des palétuviers. La côte atlantique qui s'étend du nord au sud de la capitale est jalonnée de belles plages au sable qui font le plaisir de nombreux baigneurs en eaux tièdes et contemplateurs de couchers de soleil sous l'Équateur.

++Histoire++

Libreville fut fondée en 1849 par des esclaves libérés du navire négrier nommé l'Elizia, arraisonné au large des côtes du royaume Mpongwè alors que la traite négrière, formellement interdite depuis 1848, se poursuivait dans le Golfe de Guinée. Etabli au Fort d'Aumale, point de relâche pour les navires de guerre de la marine française en charge de la surveillance des côtes et qui luttent contre la traite des esclaves, le capitaine de corvette Édouard Bouët-Willaumez chargé de réprimer le commerce des esclaves, va très vite, au nom de la France, établir des contacts avec les différents villages-royaumes de la côte et conclure des "traités" de commerce et de protection avec les rois locaux, dont le plus puissant fut le roi Denis Rapontchombo. Dès lors, Libreville servira de point de départ à la colonisation française du Gabon vers la fin du XIXe siècle, tout d'abord avec la seconde vague marquée par l'installation au fort d'Aumale (dont les vestiges ont servi à l'édification de la cathédrale sainte-Marie) des missionnaires catholiques spiritains de la Congrégation du Saint-Esprit du père Jean-Rémi Bessieux. Au début du XXe siècle, Libreville devint la capitale du Congo français, avant de perdre ce statut au profit de Brazzaville en 1904.

Théâtre d'affrontements meurtriers en 1941, Libreville, et le Gabon sous administration coloniale, choisit de rallier le camp de la France libre en novembre 1940, contre celui des colons vichystes. C'est de Libreville que partiront de nombreux combattants de la Liberté incorporés dans la Force L qui deviendra plus tard, la 2e division blindée du Maréchal Leclerc, et rejoindra le Tchad où il est nommé par le général de Gaulle, commandant militaire du Tchad. La colonne traversera l'Afrique du Nord pour libérer la France sous occupation en 1944.

En 1956, Léon Mba est élu maire de Libreville (le premier maire de Libreville). Il deviendra quelques années plus tard, le premier président de la République gabonaise jusqu'à sa mort en novembre 1967. L'indépendance du Gabon est proclamée le 17 août 1960 dans la future capitale. Un mausolée est érigée en sa mémoire à Libreville, Boulevard Léon Mba.

Demeurée une simple bourgade jusqu'à la proclamation de l'indépendance, Libreville connut ensuite un essor important, en particulier avec les grands travaux de la fin des années 1970 lorsque le gouvernement lance une série de grands travaux : début de la construction et la mise en service du chemin de fer Transgabonais (1978), le stade Omnisports Président Bongo est édifié pour accueillir les Premiers jeux de l'Afrique centrale qui eurent lieu du 30 juin au 10 juillet 1976, ces jeux réunirent près de 2000 athlètes de dix pays dans les huit disciplines sportives suivantes : athlétisme, basketball, boxe, cyclisme, football, handball, judo et volleyball. Et la construction des premiers bâtiments de l'Université à Libreville (1970).

En 1977, Libreville abrite le 34e sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). La ville est également marquée dès les années sombres de la dictature, par une séries de meurtres, d'assassinats d'opposants politiques et de disparitions mystérieuses jamais élucidées dont celle de Germain Mba en 1971. Elle est le théâtre d'émeutes en 1990 (intervention militaire française, « l'Opération Requin »), en 1994 après la défaite à la première élection présidentielle post-monopartiste du principal opposant Paul Mba Abessole, arrivé en deuxième position, et 1998. En 2003, André Dieudonné Berre est élu maire de Libreville, succédant à Paul Mba Abessole, opposant historique (1996-2003) rallié au président Bongo.

jeudi 12 janvier 2012 19:48


GHANA (ACCRA)

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Accra est la capitale du Ghana. C'est la ville la plus peuplée du pays (1 661 400 habitants en 2001, plus de 4,2 millions pour l'ensemble de l'agglomération en 2010) dont elle constitue le centre politique, administratif, économique et financier. Les activités industrielles principales sont la transformation alimentaire de produits agricoles, les industries du bois et la fabrication de contreplaqué, le textile, l'habillement et l'industrie chimique.

++Géographie++
 
Situation et cadre physique
 
Accra est une ville côtière sise sur le Golfe de Guinée. La ligne de la côte est faite de plages et de lagons dont l'un - le lagon de Korle - pénètre jusqu'aux abords du marché de Makola, au cœur de la ville.
 
Climat
 
La zone d'Accra est arrosée par une moyenne de 725 mm d'eau par an2 qui tombe principalement durant une première saison des pluies qui s'étend d'avril à juin et d'une seconde saison des pluies moins marquée de septembre à novembre. Les températures maximales sont en moyenne comprises entre 24 °C et 31 °C2 mais peuvent atteindre près de 40 °C. Elles sont observées avant la saison des pluies, pendant les mois de février et mars. Les minimales sont en moyenne comprises entre 23 °C et 27 °C2, pendant la période estivale située entre les deux saisons des pluies (juillet et août).

++Histoire++

Le site d'Accra se trouve en territoire Ga, une ethnie encore aujourd'hui dominante dans la Région du Grand Accra. Le site s'est développé à partir des forts qui ont été bâtis par les Européens pour la traite négrière (Britanniques, Hollandais et Danois) au XVIIe siècle.
 
Le premier fut Fort Christiansborg, ou Fort Osu, construit par le marchand hollandais Henry Caerlof en 1652 avec la permission du roi d'Accra, son partenaire en affaires. En 1660, le contrôle est passé à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales puis au Danemark, au service duquel, en 1657, Henry Caerlof s'était placé.
 
En 1877, Accra remplace Cape Coast comme capitale de la colonie britannique de Côte-de-l'Or. Elle devient un centre économique avec la construction d'une voie ferrée vers l'arrière-pays minier et agricole. Elle demeure la capitale lorsque le Ghana accède à l'indépendance, le 6 mars 1957.

En 1958, la Conférence panafricaine des Peuples, réunissant l'Afrique subsaharienne ainsi que le Maghreb et l'Égypte, se réunit à Accra et décida de soutenir les mouvements d'indépendance en Afrique. La commission de la Défense de l'Organisation de l'unité africaine est basée à Accra depuis.

++Jumelages++
 
Accra est jumelée avec :

Chicago, États-Unis (depuis 1989)10

Washington, DC, États-Unis

jeudi 12 janvier 2012 21:06


GRANDE-BRETAGNE (ESKDALEMUIR)

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Eskdalemuir (de Scottish Gaelic sens "Maure de la vallée de la rivière Esk ") est une paroisse civile et petit village de Dumfries et Galloway , en Ecosse , avec une population de 265.

La zone se compose de landes humides de haute principalement utilisées pour le pâturage des moutons et des plantations forestières . Règlement est généralement situé à proximité, ou par l'un des nombreux affluents de l'Esk noir et blanc rivières Esk.

NB : étrange Site...

mardi 10 janvier 2012 20:55


GRECE (ATHENES)

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Athènes, le nom est toujours pluriel, est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. La cité est renommée pour son passé glorieux pendant l'Antiquité.

++Géographie++

Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Ægialée à l'Ouest, le mont Parnès au nord, le mont Lycabette au nord-est (faisant partie de chaîne Pentélique), le mont Hymette à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la ville s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).

Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était construite au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité et jusqu'au début du XXe siècle, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la ville.

Morphologie urbaine

Les quartiers de Pláka (situé au pied de l'Acropole), Kolonaki, Monastiraki et Exarhia (ou Exarchia) constituent le centre de la ville moderne. Lorsqu'Athènes est devenue la capitale du royaume de Grèce au XIXe siècle, les architectes allemands ont tenté de créer une ville nouvelle de style néoclassique autour des places Omonia (la Concorde en grec moderne) et Syndagma (la Constitution). Ces places restent des centres névralgiques, et la plupart des monuments et musées se trouvent dans ces quartiers (le Parlement occupe le bâtiment du palais royal sur Syndagma) mais pour le reste le style néoclassique ne saute pas aux yeux, les bâtiments subsistants étant noyés dans les constructions environnantes.

Les parties nouvelles de la ville sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts. Les Athéniens ont surnommé leur ville Tsimentoupolis (« la ville de ciment »).

Climat

Le climat est méditerranéen, les étés sont chauds et secs, les hivers sont doux. Les influences continentales sont présentes aussi, en raison des montagnes qui bordent le tour de la ville. Lorsque le vent venant du nord souffle sur la ville en hiver, il apporte parfois des précipitations sous forme de neige. Mais globalement Athènes est une ville sèche (376 mm de précipitations annuelles), la sécheresse estivale dure en réalité d'avril à octobre.

Étymologie

La formation du toponyme viendrait, selon certains, de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de l’Acropole située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Ce qui expliquerait d'ailleurs l’origine de la légende mythologique portant sur la naissance d'Athéna selon laquelle la déesse, devenue protectrice de la cité, serait sortie « armée » de la tête de Zeus.

Le pluriel du mot Athènes, d’après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité.
En grec ancien, la cité s’appelait Athễnai et c’est sous ce nom qu’elle est devenue la capitale de l’État grec moderne. Cependant, depuis l’abandon de la katharévousa, dans les années 1970, la forme moderne Athína est devenue le nom officiel de la ville (et de la mégalopole).

++Histoire++

Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole. Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.

Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, vainqueur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique.

Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du Ier millénaire av. J.-C.. Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au Ve siècle av. J.-C., où sa domination était à la fois politique, financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale de la Grèce ». Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissout à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte.

Le philosophe Aristote né en 384 av. J.-C. participa beaucoup à la vie intellectuelle d'Athènes notamment grâce à son livre Politique où il critiqua la démocratie athénienne.

La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans le nouvel empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au IIe siècle av. J.-C. de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. J.-C. et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombra dans l'oubli.

Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. J.-C., Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la Pax Romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la Tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.

À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite ou Dyonisius, et une femme Damaris (texte original Actes chapitre 17:33,34). Plus tard, l'empereur Hadrien (117-138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ses prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympion (temple de Zeus), un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos, de nouvelles routes et des aqueducs furent construits sous son règne.

Moyen Âge

Sous l'Empire byzantin, Athènes perdit beaucoup de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province.

Théodose II, par ses édits de 426 et 439, ordonna la destruction de tous les temples païens. Il fit cependant une exception pour Athènes : ils seraient désaffectés et convertis en églises. Cependant, les Panathénées continuèrent à être célébrées. Justinien fit appliquer les décisions de Théodose II à partir de 529 : fermeture des écoles philosophiques (principalement néo-platoniciennes), transformées en écoles chrétiennes privées et conversion des temples en églises : le Parthénon devint la cathédrale de la ville. En effet, le culte de la Vierge (en grec Parthénos) Athéna fut remplacé par celui la Vierge Marie Mère de Dieu qualifiée d'Athénienne comme patronne de la cité. L'Érechthéion devint église de la Théotokos (Mère de Dieu). En 857, l'évêché d'Athènes devint archevêché et le Parthénon devint église métropolitaine. Les temples furent dépouillés de leurs trésors au profit de Sainte-Sophie. Entre le VIe et le VIIe siècle, l'Asklépieion fut consacré aux saints anargyres Côme et Damien. Le Théseion fut consacré à Saint Georges. Au XIIe siècle, les Propylées devinrent palais épiscopal. De nombreuses églises byzantines furent érigées, bien souvent sur d'anciens sanctuaires païens.

En 1146, la ville fut prise par Roger de Sicile. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes, d'abord gouverné par les sires de la Roche et de Brienne. Il fut conquis par des aventuriers aragonais, les Almugavares, avant d'être repris par des Florentins, les Acciaiuoli (1385). Ces derniers rendirent à la ville une partie de son éclat. L'Acropole fut transformée en manoir. Ils se logèrent dans le palais métropolitain des Propylées. Ils firent construire une tour de guet détruite par Heinrich Schliemann en 1875. La ville basse, limitée à l'agora romaine, fut dotée en 1402 d'un mur d'enceinte, parfois appelé Mur de Valérien.

L'occupation turque

En 1458 la ville tomba sous l'occupation de l'Empire ottoman. Les Turcs entourèrent l'Acropole de nouvelles fortifications (le mur de Serpentzé), appuyés sur le portique d'Eumène et l'Odéon d'Hérode Atticus. Le Parthénon devint une mosquée. Il fut doté d'un minaret. L'Erechtéion devint le harem du disdar. Le 26 septembre 1687, alors qu'Athènes était assiégée par les troupes de Venise commandées par Morosini, une bombe tomba sur le Parthénon que les Turcs avaient transformé en poudrière. Le temple fut presque totalement détruit. La dégradation se poursuivit au début du XIXe siècle et fut l'œuvre de l'ambassadeur britannique à Constantinople, Thomas Bruce (Lord Elgin) et de ses agents.

La population d'Athènes déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le XVIIe et le XIXe siècle dans des guerres de factions.

XIXe et XXe siècles

Dès 1821 et le déclenchement de la guerre d’Indépendance, Athènes fut libérée de l’occupation turque lorsque les troupes s’emparèrent de la forteresse de l’Acropole. En 1826 et 1827, les Turcs assiégèrent l’Acropole, défendue d’abord par le klephte Gouras et Makriyánnis, puis, après la mort de Gouras, par le général français Fabvier. Toutes les tentatives de dégager la ville, menées par Karaïskákis puis, après son décès par l’amiral Cochrane puis le général Church, échouèrent. Les troupes de Rachid Pacha prirent l’Acropole le 27 mai 1827 et y restèrent jusqu’au 12 avril 1833. La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du Royaume de Grèce le 1er décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent.

Le gouvernement s'installa dans une ville en ruines. Les églises furent reconverties pour accueillir les ministères. Le Théséion devint un musée. Les architectes bavarois du roi Othon proposèrent un schéma directeur en triangle, dirigé vers l'Acropole ainsi mise en valeur, et un plan perpendiculaire. La reconstruction/construction de la ville fut laissée à l'initiative privée. La rue Ermou (Hermès) marquait alors la frontière entre ville ancienne, médiévale et ville contemporaine.

Un palais royal (devenu depuis siège du Parlement), que certains architectes auraient souhaité installer sur l'Acropole, fut achevé en 1838 sur la place Syntagma. La reine Amalia créa l'année suivante un jardin botanique (devenu depuis les jardins nationaux) à côté du palais.

En 1845, la ville était encore soit un champ de ruines soit un chantier de construction. De grandes maisons néo-classiques émergeaient de terrains vagues à peine déblayés. Les rues n'étaient pas encore pavées, ni éclairées, ni réellement aménagées.

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville fut occupée par des troupes franco-britanniques.

Après la guerre gréco-turque et la "Grande Catastrophe" de septembre 1922, l'afflux de plus d'un million de réfugiés en provenance d'Asie mineure entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut prise par l'Allemagne nazie, le 27 avril 1941, et occupée jusqu’en octobre 1944. Les Allemands organisèrent une famine systématique qui fit de très nombreux morts. Le 3 décembre 1944, le soulèvement communiste commença dans le quartier autour du Théséion, après que les forces de police eurent tiré sur une manifestation le matin même sur la place Syntagma, faisant quinze morts. Les Britanniques restaurèrent l’ordre après d’intenses combats de rue et grâce à des renforts venus de Phalère.

La croissance d'Athènes fut très faible pendant les premières années qui suivirent les destructions et les ravages de la guerre civile grecque. Puis la cité recommença à croître.

L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.

En 1985, Athènes a été déclarée capitale culturelle de l'Europe.

Influence culturelle

C’est à Athènes que sont notamment nées la démocratie et la philosophie. De fait, la civilisation athénienne est l’un des fondements de la culture européenne et c’est en mémoire de cela que le projet de constitution européenne cite en préambule l’historien Thucydide :

« Notre Constitution […] est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d’une minorité, mais du plus grand nombre. »

Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.

Athènes a accueilli les premiers Jeux olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissements étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.

++Jumelages++

Athènes est jumelée ou a des partenariats avec les villes suivantes :

Washington (États-Unis)

Los Angeles (États-Unis) depuis le 10 février 1984

Chicago (États-Unis) depuis 1997

Philadelphie (États-Unis)

Boston (États-Unis)

Athens (États-Unis)

Montréal (Canada) depuis septembre 1997

Paris (France) depuis 2000Naples (Italie)

Lisbonne (Portugal)

Rome (Italie)

Gênes (Italie)

Madrid (Espagne) depuis le 4 mai 1971

Barcelone (Espagne)

Prague (République tchèque)

Moscou (Russie)

Pékin (Chine)

Xi'an (Chine)

İstanbul (Turquie)

Belgrade (Serbie)

Nicosie (Chypre) depuis le 28 juin 1988

Beyrouth (Liban)

Santiago du Chili (Chili) depuis le 21 octobre 1969

Rabat (Maroc) depuis le 9 juillet 1990

Cuzco (Pérou) depuis le 18 septembre 1991

Erevan (Arménie)

Sofia (Bulgarie)

Bucarest (Roumanie)

Varsovie (Pologne)

Kiev (Ukraine)

Tirana (Albanie)

Tbilissi (Géorgie)

Ljubljana (Slovénie)

La Havane (Cuba)

Bethléem (Palestine) depuis le 13 mai 1986

Cluj-Napoca (Roumanie)

mercredi 11 janvier 2012 21:26


GUADELOUPE (BAIE-MAHAULT)

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Baie-Mahault est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe. Baie-Mahault est la deuxième ville la plus peuplée de la Guadeloupe après Les Abymes. La zone industrielle et commerciale de Jarry-Moudong située sur le territoire de Baie-Mahault est considérée comme le poumon économique de la Guadeloupe avec 3500 entreprises et près de 15 000 emplois. Ses habitants sont appelés les Baie-Mahaultiens.

++Géographie++

Baie-Mahault est située à l'est de la Basse-Terre et intégrée à l'agglomération de Pointe-à-Pitre. Ville incontournable de par sa position, elle fait office de porte d'entrée pour l'île de la Basse Terre lorsqu'on vient de la Grande Terre. Sur son territoire se trouve la zone industrielle de Jarry Houelbourg qui est le cœur économique de la Guadeloupe.

Le Centre Commercial Destreland y est aussi implanté.

Les sections les plus connues sont Trioncelle, La Jaille, Calvaire, Moudong, Jarry, La Retraite, Beausoleil, Wonche, Destrellan et Belcourt (Condo, amandine, mérosier narbal,...).

Les communes limitrophes de Baie-Mahault sont Petit-Bourg, Le Lamentin, Pointe-à-Pitre (par le pont de la Gabarre) et Les Abymes (par le pont de l'Alliance).

++Toponymie++

La commune de Baie-Mahault fait partie du département de la Guadeloupe. Elle porte le nom de "baie" et de "mahault" ou "mahot", qui est un arbre de la même famille que le palétuvier.

Selon le père Fabre, son nom viendrait de mahotou ou mahot, une variété de palétuvier abondante dans la région. En 1659, Charles Houël s'octroie cette région qui est ensuite érigée en marquisat, d'où son ancien nom de Houelbourg.

++Climat++

Le climat y est de type tropical.

mercredi 11 janvier 2012 20:57


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