Et si nous rendions visite à nos Visiteurs ?

Blog de lejardindemary : MONACO (où l'Espace de nos Pays Visiteurs)., Et si nous rendions visite à nos Visiteurs ?J'avais envie de rendre hommage à toutes les villes qui viennent régulièrement nous faire une petite visite sur le Blog du Jardin de Mary, en leur rendant visite "Internautes" que nous sommes par le biais des Offices de Tourismes et Galeries photos que l'on peut retrouver sur notre moteur de recherche...

Ce soir, je pars moi-même à l'aventure, ne connaissant rien des pays qui lisent le Blog du Jardin de Mary.

J'ai donc décidé de lancer un horizon nouveau sur ces derniers. Un voyage parallèle et réciproquement donné à tous nos Lecteurs et Visiteurs du Blog.

Sans doute cette manière de faire vous incitera-t-elle à poster un commentaire, dans tous les cas, je vous y invite sincèrement.

Oh ! Je sais ! Il me faudra du temps pour parvenir à en faire une sorte d’inventaire, dévoilant une à une toutes ces parties du Monde, et sans doute, me faudra-t-il du temps avant de publier votre lieu d’existence.

Je vous saurais grès d’être patients pour certaines ou certains, mais soyez assurer que votre tour viendra !...

KA.

mardi 17 avril 2012 19:08


Un petit inventaire de nos Pays Visiteurs

Blog de lejardindemary :MONACO (où l'Espace de nos Pays Visiteurs)., Un petit inventaire de nos Pays Visiteurs

Que le voyage virtuel commence... {#}

Bien sûr, la liste de rêve serait d'atteindre les 193 Pays mais elle sera sans doute atteinte un jour, qui sait ?...

Je fais ci-dessous un état des Pays Visiteurs du Blog du Jardin de Mary et propose à toutes celles et tous ceux qui le désirent, un aperçu de la Géographie, un peu d'Histoire et pour les amoureux des casse-têtes chinois, des Jumelages...

Bon voyage, alors !...

AFRIQUE DU SUD (JOHANNESBURG)

ALGERIE (ALGER

ALLEMAGNE (LUBECK)

ANDORE (PRINCIPAUTE D'ANDORE)

ARABIE SAOUDITE (RIYADH)

ARGENTINE (MAR DEL PLATA)

AUSTRALIE (SYDNEY)

BANGLADESH (DHAKA)

BELGIQUE (CHARLEROI)

BENIN (COTONOU)

BIELORUSSIE (MINSK)

BOSNIE HERZEGOVINE (SARAJEVO)

BRESIL (PELOTAS)

BULGARIE (SOFIJA-GRAD)

BURKINA FASO (OUAGADOUGOU)

CAMEROUN (YAOUNDE)

CANADA (MONTREAL)

CHILI (SANTIAGO)

CHINE (HAIKOU)

COREE DU SUD (DAEJEON)

COTE D'IVOIRE (ABIDJAN)

DANEMARK (ALBORG)

DJIBOUTI (DJIBOUTI)

EGYPTE (CAIRE)

EMIRATS ARABES UNIS (DUBAI)

ESPAGNE (MADRID)

ETATS-UNIS (NEW-YORK)

FRANCE (PARIS)

GABON (LIBREVILLE)

GHANA (ACCRA)

GRANDE-BRETAGNE (ESKDALEMUIR)

GRECE (ATHENES)

GUADELOUPE (BAIE MALHAULT)

GUINEE FRANCAISE (CAYENNE)

HAITI (PORT AU PRINCE)

HONGRIE (BUDAPEST)

INDE (PONDICHERY)

INDONESIE (YOGYAKARTA)

IRAN (TEHERAN)

IRELAND (DUBLIN)

ISRAEL

ITALIE (REGGIO EMILIA)

JAPON (MINATO)

LIBAN (BEYROUTH)

LUXEMBOURG (LUXEMBOURG)

MADAGASCAR (ANTANANARIVO)

MALAYSIE (KUALA LUMPUR)

MALI (BAMAKO)

MAROC (CASABLANCA)

MARTINIQUE (FORT DE FRANCE)

MAURICE (PORT-LOUIS)

MAURITANIE (NOUAKCHOTT)

MEXIQUE (CANCUN)

MOLDAVIE (CHISINAU)

NORVEGE (ARENDAL)

NOUVELLE CALEDONIE (NOUMEA)

NOUVELLE ZELANDE (AUCKLAND)

OUGANDA (KAMPALA)

PAKISTAN (ISLAMABAD)

PAYS-BAS (AMSTERDAM)

PHILIPPINES (BACALOD)

POLOGNE (SOSNOWIEC)

POLYNESIE FRANCAISE (PAPEETE)

PORTUGAL (PORTO)

REPUBLIQUE DOMINICAINE (SANTO DOMINGO)

REPUBLIQUE TCHEQUE (PRAGUE)

REUNION (SAINT-PAUL)

ROUMANIE (ARAD)

RUSSIE (MOSCOU)

SALVADOR (SOYAPANGO)

SENEGAL (DAKAR)

SERBIE (KRAGUJEVAC)

SINGAPOUR (SINGAPOUR)

SLOVAQUIE (BANSKA BYSTRICA)

SLOVANIE (KOPER)

SOUDAN (KHARTOUM)

SUEDE (GRUMS)

SUISSE (ZURICH)

TAIWAN (CHU-NAN)

TOGO (LOME)

TUNISIE (TUNIS)

TURQUIE (KAYSERI)

UKRAINE (KHARKIV)

VENEZUELA (CARACAS)

VIETNAM (HANOI)

mardi 17 avril 2012 19:34


AFRIQUE DU SUD (JOHANNESBURG)

Blog de lejardindemary :MONACO (où l'Espace de nos Pays Visiteurs)., AFRIQUE DU SUD (JOHANNESBURG)

Johannesburg est une ville et une métropole d'Afrique du Sud, fondée en 1886 au Transvaal et actuelle capitale de la province de Gauteng, la plus riche d'Afrique du Sud.

L'agglomération de Johannesburg Prétoria est une des trente régions métropolitaines les plus grandes du monde avec près de dix millions d'habitants et est l'une des six villes mondiales d' Afrique. Johannesburg est parfois désignée à tort comme la capitale de l'Afrique du Sud.

Située sur le gisement aurifère du Witwatersrand, Johannesburg est considérée néanmoins comme la capitale économique du pays où se situe la bourse d'Afrique du Sud. Elle est aussi le site de la cour constitutionnelle sud-africaine.

La population de la ville de Johannesburg est d'environ 710 000 habitants (3 888 180 habitants dans la municipalité), de loin la ville la plus peuplée du pays. Avec son agglomération, elle est la troisième ville la plus peuplée d'Afrique. La ville a abrité le Sommet de la Terre 2002 ; second Sommet de la Terre dit « Sommet de Joburg » pour les associations et ONG qui y avaient un sommet parallèle à celui des États, 10 ans après le « Sommet de Rio » de 1992.

++Géographie++

Situation

Plus grande ville du Transvaal, Johannesburg est située depuis 1994 dans la nouvelle province du Gauteng dont elle est la capitale.

La ville est située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Pretoria, la capitale du pays. (En fait l'Afrique du Sud compte trois capitales : Pretoria, Le Cap et Bloemfontein - capitale juridique)

Climat

Johannesburg possède un climat de type tropical tempéré par ses 1 650 m d'altitude. Elle bénéficie de températures assez douces le jour (environ 28 ° à 30 ° en été et 10 ° à 20 ° en hiver) mais par contre assez froides le soir (une quinzaine de degrés en été et pouvant descendre en dessous de zéro en hiver).

++Histoire++

Le développement de Johannesburg est lié à la découverte d'or (d'où son nom zoulou : eGoli, la cité de l'or) sur le site en 1886. La ville connaît alors une croissance extrêmement rapide, avec en particulier l'ouverture d'une bourse de valeurs (le Johannesburg Stock Exchange) dès 1887.

D'importants investissements immobiliers dans les années 1930 (immeubles Art déco), puis dans les années 1970 (gratte-ciel) ont ensuite contribué au développement de la ville.

Économie

Aujourd'hui, l'activité minière n'est plus le secteur principal de l'économie locale. L'essor des services, ainsi que la construction d'un aéroport international, a fait de Johannesburg une cité de première importance pour le commerce africain et mondial. L'agglomération de Johannesburg (Gauteng) assure 40 % du PIB de l'Afrique du Sud.

L'héritage de la période d'apartheid a maintenu une crise du logement pour les noirs, gravement touchés par le chômage. Le chômage qui, selon le gouvernement, avoisine les 40 %, exalte les rancœurs contre les immigrés accusés de rafler les emplois, de faire baisser le coût du travail, voire de faire augmenter la délinquance. Surtout, le gouvernement de Thabo Mbeki, qui a succédé à Nelson Mandela, a sous-estimé la crise au Zimbabwe limitrophe. Ce qui a précipité trois millions de clandestins de l'autre côté de la frontière. Les écarts de revenu et les tensions raciales créent d'importants problèmes d'insécurité dans le centre-ville déserté par les blancs, et abandonné par les investisseurs. Ce centre-ville tente actuellement de se restructurer autour d'un nouveau quartier administratif et culturel à vocation touristique.

++Jumelages++

Royaume-Uni Birmingham

États-Unis New York

République populaire de Chine Xi'an

jeudi 12 janvier 2012 21:40


ALGERIE (ALGER)

Blog de lejardindemary :MONACO (où l'Espace de nos Pays Visiteurs)., ALGERIE (ALGER)

Alger (en arabe algérien : Dzayer ; berbére : Dzayer Tamaneɣt), surnommée « el Bahdja » (« la joyeuse »), « el mahroussa » (« la bien-gardée ») ou encore « la blanche », est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays. Située au bord de la mer Méditerranée, la ville donne son nom à la wilaya dont elle est le chef-lieu. En 2010, selon World Gazetteer, Alger compte environ 2 240 000 habitants. Avec 4,4 millions d'habitants selon le MAE français, tandis que l'agglomération en comptait environ 6 727 806 habitants suivant le classement des 100 plus grandes villes du monde par World Gazetteer et 6 488 795 habitants selon Population Data, Alger est la première agglomération du Maghreb.

++Géographie++

Situation et site naturel
 
Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. La Casbah, a été érigée sur le flanc d'une de ces collines qui donne sur la pointe ouest de la baie d'Alger sur un dénivelé de 150 mètres environs. En dehors des fortifications de la ville ottomane, de nouveau quartiers vont voir le jour le long du bras de colline qui donne sur la baie, dont les premiers quartiers européens.

La ville va se développer ensuite vers le nord-ouest au pied du mont Bouzareah, qui culmine à 400 m. d'altitude, comme le quartier de Bab El Oued, puis tout le long de la corniche qui contourne le massif.

Les premières banlieues vont voir le jour au sud-est, le long de la petite bande côtière, sur d'anciennes zones marécageuses, jusqu'à l'embouchure du l'Oued El Harrach.

L'étalement urbain de la ville se poursuivra au delà de l'Oued El Harrach à l'est, sur les terres fertiles de la plaine de la Mitidja tout au long de la baie, avant de se poursuivre ces dernières années au sud et au sud-ouest, sur les collines vallonnées du Sahel, englobant d'anciens villages agricoles.

++Climat++

Alger bénéficie d'un climat méditerranéen. Elle est connue par ses longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et humides, la neige est rare mais pas impossible et les pluies verglaçantes ne sont pas rares. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes. Il fait généralement chaud surtout de la mi-juillet à la mi-août.

Risques naturels

Séismes

Alger est une zone sismique sensible, menacée par plusieurs failles (Khaïr al Dine, Zemmouri, Sahel, Chenoua, Blida, Thenia). Le dernier seisme important date du 3 février 1716, et a coûté la vie à 20 000 personnes. Cependant plusieurs quartiers ont été touchés par le séisme de Boumerdès en 2003 (faille Zemmouri).

Inondations

De par sa situation géographique, Alger est fortement soumise aux risques d'inondation, de par le ruissellement des eaux de pluie des hauteurs de la ville jusqu'au quartiers situés en contre bas. Ce risque est accentué par plusieurs facteurs liés à une évolution urbaine prenant peu en compte les risques. Plusieurs édifices sont construis sur des lits d'oued, comme au Val d'Hydra.

Le 10 novembre 2001, des pluies diluviennes, s'abattent sue Alger transformant les lits d'oueds en torrents de boue. Cette catastrophe causera la mort de plus de 700 personnes, majoritairement à Bab El-Oued, un quartier ou des immeubles entiers ont été détruits.

++Histoire++

Appelée à l'origine Ikosim, nom qui sera latinisé sous la forme Icosium (« l'île aux mouettes »), lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, la fondation d'Alger est antérieure au IVe siècle av. J.-C.. Des débris de vases campiniens datant du IIIe siècle av. J.-C. y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940.

Antiquité

Déjà au début du Ier millénaire av. J.-C., Alger est un important comptoir phénicien. En 202 avant J.-C., la ville passe sous influence romaine suite à l'alliance scellée entre Massinissa et Scipion l'Africain contre Carthage. Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée, Icosium, sous Juba I et Ptolémée.

Les tribus Berbères Maghraouas étaient très nombreuses dans les environs d'Icosium et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie fera transférer une partie des Maghraouas vers le chlef. Et il combat les résisitants berbères soulevés par Tacfarinas, dans cette même période. Après Tibère, Vespasien envoie une colonie vers Icosium pour arrêter les révoltes.

Après la révolte de Tacfarinas, Firmus (général maure)(berbère), détruit Icosium en mettant le feu avec l'aide de toutes les tribus berbères maures (non romanisés) qui vivent dans les montagnes des environs au IVe siècle.

C'est vers le Ve siècle que le christianisme s'introduit à Icosium. En 429, la ville passe sous domination vandale, lors de leur conquête de l'Afrique du Nord. En 442, un traité entre Romains et Vandales permet aux Romains de récupérer Icosium et ce durant les cent ans de présence vandale en Algérie.

Après 533, la ville, à peine contrôlée par les Byzantins, est attaquée par des tribus Berbères.

Moyen Âge

En 710, la conquête musulmane Introduit l'Islam en Afrique du Nord. Alger était un territoire qui appartenait au Maghraoua, une tribu Berbère Zénète. Ziri ibn Menad était vassal des Fatimides. Il prouve sa bravoure à ses derniers lorsqu'il gagne les berbères Zénètes Kharidjites (Maghraoua, Banou Ifren, etc). Et après la mort d'Abu Yazid en 947, Ziri ibn Menad s'empare de la région du centre et il fonde Achir comme capitale des Zirides. D'après Ibn Khaldoun, la région d'Alger fut occupée par les Sanhadja avec la dynastie des Zirides (Les premiers Sanhadji occupaient les régions de M'Sila, de Médéa et d'Alger). Le fils de Ziri ibn Menad ayant l'autorisation de son père, Bologhine ibn Ziri fonde trois villes dont Djzair Beni Mezghenna (Alger), Médéa et Miliana après avoir chassé les Zénètes.

Bologhine ibn Ziri reconstruit Icosium au milieu du Xe siècle en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et la baptisa « El Djazair Beni Mezghenna », en 960.

La guerre continue entre les Zénètes et les Sanhadjas. Ziri ibn Menad est tué en 971 dans une bataille contre les Maghraoua, sa tête est rapportée à Cordoue par les Maghraoua pour qu'ils aient de l'aide pour affronter l'armée des Zirides vassal Fatimides. Et les Zénètes vengent ainsi la mort d'Abu Yazid. À ce moment-là, Moez, Calife Fatimide désigne Bologhine ibn Ziri comme Calife du Maghreb. Ce dernier continue le combat contre les Zénètes. Les Zénètes alors demandent l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes y compris Alger. Bologhine ibn Ziri prend à ce moment presque tout le Maghreb en suivant les directives du Moez (Calife Fatimides).

Bologhine avait toutes les villes du Maghreb, il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes, de ramasser l'impôt des Berbères sous l'emprise de l'épée. Ce qui va provoquer une marche de contestation de la part des autres tribus. Les Kutama vont être jaloux des Zirides et la guerre se fera entre les deux tribus ; Mila et Sétif sont rasées par les Zirides. Les Omeyyades acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires en particulier des Maghraoua. Bologhine ibn Ziri rebrousse chemin en voyant toute l'armée des Zénètes venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta. En 983, Bologhine ibn Ziri mourut. Il s'ensuit une période longue de défaite pour les Zirides. Les Maghraouas regagnent leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et dans l'Ouest grâce à Ziri Ibn Attia issue des Maghraouas. Toutes les villes du centre jusqu'à Tanger redeviennent des villes des y compris Alger. Les Fatimides voulaient prendre l'Andalousie. À la fin, ils décident d'abandonner le projet pour prendre garder l'Égypte et les autres provinces. Les Zirides restent souvrain dans leurs territoires dans l'Est de l'Algérie ainsi que les Hammadides (tribu des Sanhadja). Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin. Ce dernier défait tous les Zénètes. La première grande mosquée du rite malékiste Djamaa El Kébir ou la Grande Mosquée d'Alger y est construite par Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides n'ont jamais fait la guerre contre les Zirides, les deux tribus sont des Sanhadja. En 1151. Abd al-Mumin (Almohades), est un berbère Zénètes, il reprend Alger des Almoravides et reprend tout le Maghreb et l'Andalousie. Par la suite, Alger fut rattachée aux capitales des dynasties Zianides, ainsi que Hafsides et Mérinides pour des courtes périodes. Longtemps la ville fut dépendante de Tlemcen sous les dynasties Ifrenides, Maghraouides, Almoravides, Almohades et Zianides.

Époque moderne

En 1510, Ferdinand le Catholique prend Alger. Les Espagnols l'assiégèrent et bâtirent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à empêcher son approvisionnement. Salem ben Toumi chef des Beni Mezghenna demandent l'aide des Turcs.

En 1516, Arudj Barberousse devient maître de la ville après avoir assassiné le cheïkh Selim Etteumi, gouverneur de la cité, celui-même qui avait imploré son aide contre les espagnols.

En 1516 et 1518, Alger est attaquée par des expéditions espagnoles commandées respectivement par Diego de Vera et Hugo de Moncade. Deux fois celles-ci tournent au fiasco. En 1529, Barberousse détruit le peñon, et y fait construire la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d'Alger. Cette date marque aussi le début de la Régence d'Alger, un régime politique d'inspiration ottomane, qui fit d'Alger la capitale d'un état largement indépendant mais vassal de Sublime Porte.

Durant la période de la régence ottomane une guerre éclate contre les Zianides puis plusieurs conflits surgissent avec les saadéens et les tibus du Sahara, aux Aurès ainsi qu' en petite Kabylie. En même temps, une double extrapolation vit le jour. La ville appelée El Djazaïr (Alger et Algérie s'écrivent de la même manière en arabe: El Djazaïr) donna son nom au pays entier et la citadelle perchée en haut de la ville ancienne, appelée la Casbah, donna son nom à la ville. De nos jours encore, Casbah désigne la ville précoloniale. Elle est désormais classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La « bataille d'Alger, désastre de Charles Quint »

Après la bataille de Tunis en 1535 et dans le but de sécuriser ses positions méditerranéennes, Charles Quint décide, lors de la diète de Ratisbonne en 1541, de s'emparer d'Alger qui est devenue une véritable base « corsaire » (au sens du corso méditerranéen) sous la houlette des frères Arudj puis Khayr ad-Din Barberousse.

En octobre 1541, l'empereur réunit une flotte de plus de 65 vaisseaux de guerre, 451 navires de transport commandée par son amiral Andrea Doria, quoique ce dernier désapprouve une expédition à pareille époque de l'année. Alger était alors sous l'autorité d'un pacha intérimaire, nommé Hassan Agha, d'origine sarde et fils adoptif de Khayr ad-Din Barberousse, celui-ci étant devenu grand amiral de la flotte ottomane depuis 1538. Hassan Agha, renforce les fortifications, les arsenaux et fait raser les arbres autour des remparts. Après avoir débarqués sur la plage du Hamma, le 23 octobre, l'empereur installe son camp sur les hauteurs sur la colline du Coudiat saboune, au lieu-dit du marabout de Sidi Yacoub (futur Bordj Moulay el Hassen et Fort l'Empereur). La défense de la ville est assurée par 1 500 janissaires et 6 000 morisques réfugiés récemment amenés d'Espagne, alors que l'expédition impériale est composée d'une troupe de 12 300 matelots et 23 000 combattants : 6 000 espagnols et siciliens, 5 000 italiens, 6 000 allemands, 3 000 volontaires de toutes nationalités, 150 chevaliers de Malte, 200 gardes de la Maison de l'Empereur, 150 officiers nobles dont le célèbre Hernán Cortés et 2 000 cavaliers.

La journée du 24 octobre est marquée par des combats intenses sans qu'un quelconque avantage se dégage ; le 25 octobre, en fin d'après-midi, un orage d'une violence inouïe éclate. La tempête va se déchainer toute la soirée et même la nuit entière. Au petit matin, la pluie ne cessant de tomber, rend inutilisable la poudre pour les canons et les arquebuses ; plus de 140 navires sont fracassés sur la côte alors que des dizaines d'autres ont coulé à pic avec hommes et biens. Les troupes impériales sont alors décimées par les troupes d'Hassan Agha et les irréguliers venus des campagnes environnantes. L'armée impériale bat ensuite en retraite vers le Cap Matifou dès le 29 octobre, sur les conseils d'Andrea Doria.

La retraite est désastreuse pour les forces impériales car la route est coupée par une crue de l'oued El-Harrach tandis que les troupes algéroises et irrégulières les harcèlent, leur occasionnant de grandes pertes - plus de 3 000 morts. Les survivants arrivent le 1er novembre à Tamentfoust, où Andrea Doria s'était mis à l'abri avec la flotte rescapée. Les troupes de Charles Quint, lèvent l'encre le 2 novembre, et se réfugient à Béjaïa (Bougie), alors toujours aux mains des espagnols, qu'ils quitteront le 27 novembre pour l'Espagne. La défaite de l'Empereur sera accueillie avec une joie immense par la France et son roi, Francois Ier, alors ennemi déclaré du Habsbourg.

Après cette débâcle célèbre, qui est connue sous le nom de « désastre d'Alger », la ville va devenir la plus puissante des villes neuves de la Méditerranée. La Régence d'Alger, solidement établie, va durer trois siècles, jusqu'en 1830.

La régence

La marine royale, sous le commandement de Abraham Duquesne, bombarde Alger en 1683. Sous la régence turque, la ville était administrée par un fonctionnaire : le Cheikh-el-Bled.
Celui-ci avait entre autres attributions : celle de lever une contribution hebdomadaire sur les boutiques et sur les corps de métiers ; de fournir par voie de réquisition, les mulets et les chevaux de transport nécessaires aux troupes turques envoyées au dehors : et de défrayer pendant leur séjour à Alger, les envoyés de l'intérieur.
Sa résidence était située dans l'actuelle « rue de la Lyre inférieure », sa villa, à Birkadem (« Djenan Cheikh-el-Bled »).

Au début du XVIIIe siècle, Laugier de Tassy décrit la population d'Alger en ces termes « On ne voit presque dans la ville que les Maures, qui ont été chassés d’Espagne ».

Au début du XIVe siècle, on comptait à Alger une centaine d'écoles primaires et quatre collèges supérieurs (pour moins de 20 000 habitants), à savoir celui de la Grande Mosquée, celui de la Quashashiyya, celui des Andalous et celui de Shaykh al-bilâd.

Colonisation française

En 1830, motivé par les ressources agricoles de la Mitidja, Charles X envoie un corps expéditionnaire français commandé par le général de Bourmont, ministre de la guerre prendre possession de la ville qui tombe le 5 juillet 1830, trois semaines après avoir débarqué à Sidi-Fredj (Tipaza) situé à 30 km à l'ouest. Simple raid à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants à cette époque.

La ville, bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'Est, s'étendait alors, dans la partie comprise entre les actuels rue Benganif, boulevard Hahkad, la Casbah (la citadelle) et le port, soit 3 200 mètres de remparts avec cinq portes (Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar et Bab Jedid) qui enfermaient environs 12 200 maisons de grandeurs diverses contenant toutes une cour d'une plus ou moins grande étendue, 103 mosquées, une dizaine de synagogues, 7 grandes casernes de Janissaires, 150 fontaines et 60 cafés maures.
Les faubourgs constituaient la campagne avec de belles villas enfouies dans un cadre de verdure et de vastes jardins qui faisaient l'admiration des Européens. La ville haute, le Djebel, constituait la vraie ville avec ses mosquées, ses zaouïas et ses rues étroites.

Au lendemain de la colonisation, la ville est maintenue comme capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, où une commission de gouvernement et un conseil municipal institués par Bourmont, siègeant en premier lieu à l'hôtel Bacri (aujourd’hui « Palais Dar Khedaouedj Amiya »), rue Socgémah, remplacent l’administration turque. Cette assemblée composée de 7 Maures et de 2 Israélites, était présidée par un maure marié à une française, Ahmed Bouderbah qui, avant 1830 avait vécu en qualité de commerçant à Marseille. C’est lui qui, avec Hamdan Khodja, négocia la rédition de la ville auprès du Dey Hussein. M. Brugière, sous-intendant militaire, agisssant en tant que « commissaire du Roi près de la municipalité » le seconda dans sa tâche.

Puis dès 1848, elle devient le siège de la préfecture du département du même nom, permettant ainsi développement rapide, grâce à l'arrivée d'émigrants européens au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, principalement d'origine française, tandis la population locale se concentre plutôt dans une Casbah en voie de taudification.
 
Afin d'investir la ville, deux ressources s'offrent aux colons : soit celle d'occuper les habitations mauresques, en s'adaptant à leur architecture ; soit celle d'en démolir quelques-unes pour construire des voies carrossables et des places pouvant servir aux rassemblements de troupes et aux marchés.

La topographie de la ville, accidentée dans sa partie ouest et n'offrait qu'une zone basse légèrement plane dans sa partie est, qui en bordure de mer pouvait, grâce au voisinage du port, avoir un plus grand intérêt économique. Ainsi, c'est dans cette dernière zone qu'il y eu le plus de transformations.
On commença par quelques démolitions entre Bab-Azoun et la Marine, ainsi que dans la rue des Souks pour permettre aux chariots de circuler librement. On continue le tracé des rues « Bab-Azoun », « Bab el Oued » et « de la Marine » qui ont été auparavant simplement élargies. Pour les deux premières, on construit des rues à arcades et on fait adopter l'établissement de galeries, de façon à lutter contre les rayons du soleil. Aussi l'ouverture de deux autres rues est décidée : celles « de Chartres » et « des Consuls » afin d'établir une communication entre les portes Nord et Sud au cas où les rues Bab-Azoun et Bab el Oued aient été rendues inutilisables.

À partir de 1840, la ville sortant des limites des fortifications ottomanes et des logiques de défense, le Génie élabore en 1841 un projet d’ensemble de fortifications modernes. L’architecte Pierre Auguste Guiauchain rédige en 1845 un schéma général de voirie et d’alignements concernant les terrains à édifier à l’intérieur de la nouvelle enceinte. Il installe les nouveaux bâtiments publics : Hôtel de Ville, palais du Gouverneur, théâtre, palais de justice, hôtel des postes et du trésor... dans les meilleurs emplacements dominant la mer et prévoit une série de percées transversales destinées à faciliter la liaison entre les nouveaux quartiers du nord et du sud de la ville.

Ce plan qui sera publié en 1848 par Delaroche, esquisse les rampes et les escaliers destinés à relier les quais à la ville, quelque 15 mètres plus haut, de même que les liaisons avec la « place du Gouvernement » au sud.
Par étapes successives cette idée aboutira, en 1860, au projet de Charles Frédéric Chassériau, architecte de la ville, qui dessine l’ensemble de la structure soutenant le boulevard et les rampes entre les quais et la ville. Il prend le nom de boulevard de l’Impératrice en honneur de Eugénie de Montijo, l’épouse de Napoléon III qui l’inaugure en 1865 (avant son achèvement) et accueille, au fil du temps, d’importants édifices publics : la Préfecture, le Palais des Assemblées, le Casino, l’Hôtel de ville, etc…

Les Français s'installent principalement dans les faubourgs, dans des maisons qui se trouvent le long des remparts, comme le quartier populaire de Bab El-Oued au nord, tandis que l'on poursuit également l'européanisation de la ville musulmane ; aménager les constructions mauresques semble être le meilleur programme d'utilisation de la cité. Ainsi, dès 1839, la partie basse de la ville tend à disparaître, démolitions et expropriations contribuent à donner un aspect nouveau à ce quartier. L'immigration d'Européens est importante. Tous les nouveaux venus commencent d'abord par occuper les maisons mauresques qui sont transformées pour répondre à des exigences nouvelles. Celles-ci deviennent bientôt des bâtisses insalubres et mal aérées. Lors de son voyage, Napoléon III fait une enquête personnelle qui a pour résultat d'arrêter les démolitions de la vieille ville. Le rapport dit que la haute ville doit rester telle quelle. On commence à s'apercevoir qu'il est difficile de greffer une ville européenne sur une ville musulmane. Le temps seul se charge alors de modifier l'aspect de la cité.

Ainsi, les quartiers d’Alger ressemblent peu à peu à des quartiers parisiens, dignes des travaux haussmanniens, avec les lieux nécessaires à la vie publique (jardin, église, mairie, école). Les anciennes somptueuses villas ottomanes réquisitionnées, sont utilisées comme maisons secondaires par les grandes familles françaises.

La colonisation fait d'Alger une ville à majorité européenne, ceci bien que la population musulmane indigène commence à s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, du fait tant de l'accroissement naturel que de l'exode rural.

À partir de 1903, l’administration française demande le respect de la culture indigène, c’est ainsi que le style néo-mauresque est né (exemple : grande poste). L’embellissement de la ville est accentué pendant les années 1930 (centenaire de la conquête de l’Algérie). C’est un moyen pour justifier la colonisation et de montrer sa réussite. Pour cela, on construit des musées (musée des beaux arts), des jardins (jardin d’essais), des lieux artistiques (villa Abd Eltif).

Les transports modernes sont également installés. Ainsi, en 1892 le chemin de fer fait son apparition par la création de la Compagnie des Chemins de Fer sur Routes de l'Algérie (CFRA), dont une partie du réseau est centré sur Alger. Il se compose d'une ligne côtière traversant la ville par les boulevards le long du port. La même année, la Compagnie des Tramways Algériens (TA) est créée afin de constituer un réseau purement urbain dans Alger. Une longue ligne est construite, parallèle à celle des CFRA, mais à l'intérieur de la ville. En complément de la ligne de tramways des TA, une nouvelle ligne de trolleybus est mise en service.

Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française, dont Alger, reste sous les ordres de la métropole, donc à compter de juin 1940 du gouvernement de Vichy. Le 8 novembre 1942 seulement, Alger voit débarquer les forces alliées, dans le cadre de l'Opération Torch. À Alger, le succès du débarquement est lié à une opération de résistance de grande ampleur. 400 combattants, dont de nombreux membres de la communauté juive d'Alger, occupent les principaux points stratégiques de la ville la nuit précédant le débarquement, emmenés par Emmanuel d'Astier de La Vigerie et José Aboulker. Ce putsch permit d'éviter toute résistance du 19e corps d'armée vichyste, stationné dans la ville sous le commandement du général Juin.

Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Italie sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.

Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous l'amiral Darlan et le général Giraud, elle accueille le général de Gaulle qui y constitue, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale (CFLN), puis convoque l'Assemblée consultative provisoire. Le 3 juin 1944, le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), qui siège à Alger jusqu'après la libération de Paris.

Guerre d'Algérie

Alger se constitue en Zone autonome d'Alger, fin de l'année 1956 sous le commandement de Abane Ramdane et en suite de Yacef Saadi en 1957, joue aussi un rôle décisif durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la bataille d'Alger, durant laquelle la 10e division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ». La ville comptait alors 884 000 habitants.

Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes oeuvrant pour la libération du pays et l'Armée française menant des opérations de police et pratiquant la torture.Des opposants à l'ordre colonial, comme le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi sont maintenant honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent désormais leurs noms. La bataille d'Alger, remportée par le général Massu, reste cependant une réussite mitigée car si au plan militaire, en quelques mois, les principaux dirigeants du FLN sont arrêtés, l'action de ces derniers ainsi que les aspirations du peuple algérien apparaissent sous un jour nouveau aux yeux de l'opinion internationale.

Un an plus tard, les manifestations du 13 mai lors de la crise de mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires. Dans l'espoir d'une résolution rapide de la crise algérienne, on peut alors voir d'immenses manifestations mêlant dans une liesse commune Européens et indigènes affirmant leur attachement indéfectible à la France et leur foi en la politique du général de Gaulle.

Par les décrets no 59-321 du 24.02.1959 et no 60-163 du 24.02.1960, l'organisation de la commune d'Alger sera réorganisée : le « Grand Alger » est formée en agglomérant au centre ville douze anciennes communes de la périphérie. L'ensemble est divisé en dix arrondissements, dont la gestion est assurée par un administrateur général, par un conseil municipal élu et par des maires et adjoints d'arrondissement.

Indépendance

Les Algériens célèbrent dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Dirigée par les militaires, Alger devient une capitale du tiers monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non-alignés pendant la Guerre froide

En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant la fin du système de parti unique, une véritable démocratie baptisées « le Printemps d'Alger ». Elles sont réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'officiellement une libération totale de la presse écrite.

Crise des années 1990

La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toutes tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une période de violences opposant les algériens aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes terroristes armés, jusqu'en 1999. L'activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme revenu.

Années 2000

De nos jours, en 2007, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, envisageant d'avoir un niveau de développement des infrastructures comparable à celui qu'elle avait en 1962. Elle entreprend une ouverture vers le monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.

Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales telles que la Société Générale, ou encore Siemens. De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le métro d'Alger, le tramway ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites, peinent à voir le jour, quoiqu'ils auraient dû être achevés il y a plus de 15 ans : Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d'affirmation au plan régional dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et le Maroc

Pour l'année 2007, Alger est capitale de la « culture arabe ».

++Jumelages et partenariats++

Jumelages

Casablanca (Maroc) depuis le 19 juillet 1963

Montréal (Canada) depuis le 22 février 1989

Amman (Jordanie) depuis le 3 septembre 1998

Traités d'amitié et de coopération

Pékin (Chine) depuis le 11 octobre 1989

Paris (France) depuis 2003.

mardi 10 janvier 2012 20:17


ALLEMAGNE (LUBECK)

Blog de lejardindemary :MONACO (où l'Espace de nos Pays Visiteurs)., ALLEMAGNE (LUBECK)

Lübeck est une ville hanséatique d'Allemagne du Nord, dans le Land de Schleswig-Holstein. Avec une population de 213 983 habitants, c'est la deuxième ville du Schleswig-Holstein, après Kiel, la capitale du Land. Son code de plaque d'immatriculation est HL. Ce port de la mer Baltique est également surnommé « la reine de la Hanse » : c'était en effet la capitale de la Ligue hanséatique.

La ville fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, notamment pour son architecture de briques rouges.

++Géographie++

La vieille ville de Lübeck se trouve sur un îlot au confluent de la Wakenitz avec la Trave, rivière navigable qui s'ouvre dans la mer Baltique 17 km plus au nord-est, dans le quartier de Travemünde (lübeckois depuis 1329). Plusieurs ponts sur la Trave et la Wakenitz lient la vieille ville aux quartiers plus récents. Vers le sud, un canal (Elbe-Lübeck-Kanal) relie la ville à l'Elbe.

Le territoire lübeckois avoisine le Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale. C'était donc une ville frontalière au temps de la République démocratique allemande.

++Histoire++

La première cité

De nombreux dolmens du Néolithique après la glaciation de Würm témoignent d'une première cité dans les limites et aux alentours de la ville actuelle.

La cité slave

L'est du Holstein fut peuplé par les Slaves dès le VIIe siècle. Une agglomération slave appelée Liubice est connue depuis le temps de Charlemagne.

Le peuplement slave eut lieu dans le Osten Holsteins à partir de 700 après Jésus-Christ. Au préalable d'autres peuples germaniques s'y étaient établis. Déjà du temps de Charlemagne, une première colonie recula au nord de l'île de la vieille ville de Lübeck. Cette ville slave de Liubice, qui se situait à l'embouchure de la Schwartau prêt de la Trave, est aujourd'hui après des fouilles archéologiques un important Bodendenkmal (mémorial archéologique). Cette cité fut depuis le Xe siècle avec Oldenburg dans le Holstein (Starigard) la principale ville des Abodrites.

Le lignage des Nakonides, résidant dans le Mecklenburg et à Liubice, se trouvait en état de guerre permanente avec les Liutizens. Probablement Liubice était déjà à cette époque fortifié en château fort. Les datations dendrochronologiques donnent l'année 819 comme date probable de la fondation du château fort mais Liubice fut évoquée pour la première fois en 1076 par Adam de Brême, qui expose aussi la lapidation de Ansverus en 1066 à Einhaus. En 1093, le chrétien nakonide Heinrich prit le pouvoir sur les Abodrites et fit de Liubice sa résidence. Après sa mort en 1127, la ville fut brûlée par les Ranen.

La colonisation allemande et le château fort de Lübeck

La ville de Lübeck dans sa situation actuelle sur la colline Buku, lieu d'un ancien château fort entre la Trave et la Wakenitz, fut ensuite refondée par le comte Adolphe II de Schauenburg et Holstein et devint la première ville portuaire allemande sur la mer Baltique. Il aménagea le premier château fort pour lequel des documents nous sont parvenus. En effet en 1147, Helmold von Bosau évoque des fortifications constituées d'un talus de bois et de terre. Au milieu de tombes des temps modernes, un puits datant de environ 1155 a été mis en évidence. En 1149, Vicelin fut évêque de Oldenburg. En 1158, Adolphe dut abandonner le château fort à Henri le Lion, quand il exacerba l'hostilité de celui-ci par son ingérence dans les querelles autour du trône danois. Après un deuxième grand incendie en 1159, la ville fut à nouveau reconstruite par Henri. Après la chute de Henri, le château fort devint impérial de 1181 à 1189, puis jusqu'en 1192 il appartint à nouveau au duché de Saxe. Entre 1192 et 1201, il devint à nouveau une possession du comté de Holstein. Le château fort fut évoqué en 1217 par le roi Valdemar II du Danemark et resta en sa possession jusqu'en 1227, quand il fit place à un nouveau monastère. En 1226, Lübeck devient ville impériale. En 1229, le monastère dominicain fut fondé.

Le temps de la Hanse

Forte de sa situation géographique favorable au commerce maritime, et de sa politique extérieure en tant que ville libre dans le Saint-Empire romain germanique, Lübeck s'épanouit et devint l'une des plus importantes villes de l'Europe du Nord.

Après un incendie en 1157 et la supposée tentative par Henri le Lion de réaliser une ville concurrente Löwenstadt, Lübeck fut, après sa cession par le comte Adolphe II, reconstruite en 1159 par Henri le Lion, qui pour cela abandonna sa ville de Bardowick.

En 1160, Lübeck obtint la Soester Stadtrecht. Cette époque est aujourd'hui considérée par les historiens comme le commencement de la Hanse des marchands (au contraire de la Hanse des villes). L'argument principal justifiant cette position consiste dans le privilège de Artlenburg en 1161, dans lequel les commerçants de Lübeck devinrent égaux en droit avec les, jusque-là dominants, commerçants goths pour le commerce sur la mer Baltique. À cette époque commença avec la Chronica Slavorum sous Helmold von Bosau et son successeur Arnold von Lübeck le témoignage détaillé sur les événements concernant les tribus slaves du nord-ouest. En 1181, l'empereur Frédéric Barberousse donna un fief à Lübeck au duc Bogislav Ier avec le duché de Poméranie. Le privilège de Barberousse en 1188 dota Lübeck d'un territoire et de nouvelles possibilités commerciales. La constitution donnée à Lübeck par Henri institue un conseil municipal de 20 conseillers municipaux, qui se complétait par une élection complémentaire au sein de l'association des commerçants et élisait en son sein jusqu'à 4 maires. De sorte que seulement les riches familles commerçantes pouvaient prendre part au conseil, néanmoins seul un membre d'une même famille était autorisé à participer au conseil (jamais 2 à la fois). Un modèle de cette constitution resta conservé en grande partie jusqu'au XIXe siècle. Ainsi les fondements de la rapide et exclusive montée des commerçants de Lübeck depuis l'intérieur sur le commerce au nord de l'Europe furent posés.

Au XIVe siècle, Lübeck, alors capitale de la Ligue hanséatique, était la deuxième ville d'Allemagne après Cologne. Le droit lübeckois (lübisches Recht) était en vigueur dans beaucoup de villes de l'Allemagne et de la Baltique. La cour d'appel de la Ligue se trouvait à Lübeck.

En étroite coopération avec Hambourg, Lübeck contrôlait la majeure partie du commerce sur la Baltique (entre la Scandinavie, Novgorod) et le reste de l'Europe). Lübeck entretint alors une importante marine de guerre, notamment pour combattre la piraterie.

Le déclin de la Ligue hanséatique diminua l'importance de la ville, qui reste cependant un centre commercial.

Paix de Lübeck

Prise par les Français le 6 novembre 1806 (bataille de Lübeck), Lübeck fut formellement incorporée à l'Empire français en 1810 (elle devint l’une des sous-préfectures du département français des Bouches-de-l’Elbe), puis restituée par le Congrès de Vienne.

En 1937, Lübeck perdit son autonomie territoriale par le décret dit : Loi du Grand-Hambourg (en allemand : Groß-Hamburg-Gesetz) l'intégrant à la Province du Schleswig-Holstein qui faisait alors partie de la Prusse.

La nuit du 28 mars au 29 mars 1942 voit le premier bombardement massif d'une grande ville allemande par la Royal Air Force britannique. Le bilan est très lourd : 320 morts, 784 blessés, 1 425 habitations détruites, incendie de la vieille ville, destruction de la cathédrale et d'autres monuments.

Le 3 mai 1945, dans la baie de Lübeck eut lieu le naufrage du Cap Arcona, du Thielbek et du Deutschland coulés par la RAF. Le bilan est de 7 000 à 8 000 morts.

En 1946, la ville est rattachée au Land de Schleswig-Holstein. Toute proche de la frontière de la République démocratique allemande, elle accueillit un grand nombre de réfugiés.

En 1987, l'UNESCO déclara patrimoine mondial les parties conservées de la vieille ville. L'aire protégée par l'UNESCO comprend les bâtiments les plus importants de la ville, tels que l'hôtel de ville, le Koberg (quartier du XIIIe siècle entièrement conservé) ou le Holstentor.

++Jumelages++

Kotka (Finlande) depuis 1969

Wismar (Allemagne) depuis 1987

La Rochelle (France) depuis 1988

Klaipėda (Lituanie) depuis 1990

Visby (Suède) depuis 1999

Venise (Italie) depuis 1979

Kawasaki (Kanagawa) (Japon) depuis 1992

Bergen (Norvège) depuis 1996

Évreux (France) depuis 2006

Szczecin (Pologne)

Saint-Nazaire (France)

La Johannes-Kepler-Schule à Lübeck est également le cadre d'un échange avec le collège Soutine en France depuis 5 ans.

mercredi 11 janvier 2012 21:43


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